Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Les Verts d' Aubervilliers
  • : Le Blog de Jean-François Monino, élu Maire Adjoint d'Aubervilliers, est là pour vous informer de son action dans les domaines aussi variés que l:'environnement, les transports, la sécurité, la prévention, la gestion des déchets et les relations internationnales
  • Contact

Profil

  • Jean-François Monino
  • Maire adjoint à la Ville d'Aubervilliers aux travaux,à la Voirie.
Vice Président à Plaine Commune
Président de l'association Aubervilliers Environnement - Aubervilliers Ecologie.
  • Maire adjoint à la Ville d'Aubervilliers aux travaux,à la Voirie. Vice Président à Plaine Commune Président de l'association Aubervilliers Environnement - Aubervilliers Ecologie.

Recherche

Archives

20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 12:32

A l'occasion de la journée du refus de la misère, le 17 octobre 2008, à Aubervilliers, sur la place de la mairie, des stands, en partenariat avec ATD Quart Monde, se sont tenus, suivis de l'annonce en mairie du lancement du premier Conseil Local de Prévention des Exclusions et de Promotion de l'Economie Sociale et Solidaire (CLPEPES).

Voici le discours de notre élue Verte Christine Ratzel (ci-dessous à droite, au côté de Bernard Sellier, Jacques Salvator et Francine Bavay), adjointe au maire pour l'économie solidaire, qu'elle a tenu pour l'occasion, en charge de ce projet ambitieux et déterminant:

Ont répondu présents le maire, Jacques Salvator, l'autre élu référent sur le dossier, Benoît Logre, en charge des politiques sociales, mais également Francine Bavay, vice Présidente de la région Ile de France en charge de l'économie sociale et solidaire, de Claire Villiers, Vice-Présidente de la région Ile de France en charge de la démocratie régionale et de la vie associative, et Bernard Seillier, ancien sénateur.

"Mesdames, messieurs, mes chers amis,

Tout d’abord, je tiens à remercier Monsieur le Sénateur  Bernard Seillier,

Madame Francine Bavay, Vice présidente de la région Ile de France « en charge du développement social, de l’économie sociale et solidaire,  de la santé et du handicap »,

Et Monsieur le Sénateur Jack Ralite,  de  nous honorer de votre présence,

Merci à Benoit Logre,  maire adjoint d’Aubervilliers, aux politiques sociales,  de m’avoir aidé à l’installation du Conseil Local de Prévention des Exclusions et de Promotion de l’Economie Solidaire.

Et bien évidemment Merci à Jacques Salvator, Maire d’Aubervilliers, pour avoir été à l’initiative de ce projet et m’avoir accordé sa confiance.

Et Un merci tout particulier à Christophe Laplace Claverie pour son expertise éclairée et son aide précieuse.

Et je remercie l’ensemble des acteurs de la  manifestation de cette après midi qui ont contribué à sa richesse.

C’est une journée très chargée de symboles aujourd’hui que la commémoration du 17 octobre 1961: la journée mondiale du refus de la misère portée par ATD quart monde est aussi la date retenue pour mettre en place le Conseil Local de Prévention des Exclusions et de Promotion de l’Economie Solidaire.

Avant d’aborder la mise en place pratique de ce conseil, je souhaite en introduction rappeler que l’Etat français vient d’offrir 360 milliards d’euros pour sauver les banques, que l’ensemble des transferts est de 2000 milliards pour l’ensemble des pays du  Nord, alors qu’il suffirait de 400 milliards d’euros pour éradiquer la faim dans le monde.

Sans commentaire !

Avec l’accélération de la crise économique, doublée d’une crise écologique dont les Verts parlent depuis 20 ans et que  presque plus personne (excepté peut être Claude Allègre)  ne nie aujourd’hui , tous les pays, au Nord comme au Sud, sont plus que jamais concernés par la question de la pauvreté et de l’exclusion.

 Aubervilliers, au cœur du département de Seine St Denis, est une ville parfaitement emblématique de la crise actuelle. Alors que le département dispose de sièges d’entreprises engrangeant chaque année des millions de bénéfices, nos habitants souffrent pour un trop grand nombre d'entre eux du chômage, de la précarité, des discriminations et de toutes sortes de processus d’exclusion sociale.

Ils ne bénéficient nullement des fameux « fruits de la croissance », qui de toute manière aujourd’hui nous apparaissent bien « pourris ».

 La question des inégalités ne s’est peut-être jamais posée avec autant d’urgence et d’acuité qu’aujourd’hui. Un exemple, l’année dernière les Restos du cœur ont servi 81,7 millions de repas, dans un pays de 60 millions d’habitants, et pas moins de 263 000 repas pendant « la campagne d’hiver » à  Aubervilliers.

Au vu de ces chiffres qui inclinent au pessimisme, notre ville doit demeurer une commune  « solidaire »  pour résister à cette augmentation scandaleuse et dangereuse de la pauvreté au 21ème siècle.

Evidemment, nous disposons de bien peu de moyens face à un système mondialisé de destruction sociale, mais à l’échelle d’une collectivité territoriale, nous devons relever le défi. Comme le disait Théodore Monod:
« Le peu, le très peu que l’on peut faire, il faut le faire quand même. »

Aujourd’hui, de nombreuses personnes sont prêtes à s’investir, mais,  par manque de moyens, se voient rejetées du système économique classique. D’autres ne veulent plus avoir comme seul horizon probant l’augmentation permanente de leurs profits, mais souhaitent travailler dans des entreprises et organisations en accord avec leurs valeurs.

Dans cette optique, l’économie solidaire cherche à remettre l’homme et non la course à l’argent au cœur du système.

Encore un chiffre mais plutôt positif : en 2006, 253 000 salariés en insertion ont été embauchés ou mis à disposition par une des 5300 structures d’insertion par l’activité économique. C’est donc un secteur en plein boom sur lequel nous misons beaucoup et qui est porteur d’espoir et de changement.

Sur Aubervilliers, j’ai pu rencontrer ces derniers mois des structures dont les initiatives relèvent de l’économie sociale et solidaire.

A titre d’exemple  :

D’autres dynamiques collectives animent également notre territoire :

Je pense au  réseau  REALISE (réseau pour les acteurs de l’insertion par l’activité économique), plate-forme associative qui regroupe une vingtaine de structures d’insertion par l’activité économique, qui présentera d’ailleurs le 21 octobre un bilan « des logements passerelles »  situés dans la quartier de la Maladrerie ou encore à la Villa Mais d’ici, lieu de vie et de création artistique assez unique en son genre.


Nous avons déjà un terreau d’expériences concrètes  sur lequel Conseil Local de Prévention des Exclusions et de Promotion de l’Economie Solidaire peut s’appuyer.

Prenant exemple sur le comité d’usagers du CCAS d’Angers, le conseil local de prévention des exclusions et de promotion de l’économie solidaire veut s’inscrire dans une réelle démarche participative, reconnaissant aux personnes en difficultés une vraie compétence à diagnostiquer leurs propres besoins sociaux , pour les associer en amont à l’élaboration des réponses solidaires. Ces personnes seront placées en situation de personnes qualifiées et non plus disqualifiées. Nous devrons atteindre un des objectifs du conseil: changer les regards et les comportements par rapport à l’exclusion.

Alors concrètement :  le 25 novembre, à 18h, nous vous invitons à la première réunion de travail du Conseil local de Prévention des exclusions et de Promotion de l’Economie Solidaire, que nous souhaiterions appeler « CLES », dans les locaux de la Maison des Solidarités, 29 rue de la Commune de Paris.

Cette réunion sera en effet ouverte à tous, car prévenir et  lutter contre les exclusions de même que promouvoir l’économie sociale et solidaire ne saurait être l’affaire des seuls experts et élus de la ville.

Cette première rencontre  permettra de vous proposer des axes de travail que nous avons identifié et que nous voulons valider avec les personnes concernées,  des exemples  :

Il faut au donc que toutes les Albertivillariennes et Albertivillariens s’emparent de ce Conseil Local de prévention des exclusions et de promotion de l’économie solidaire (CLPEPES) et soient force de proposition  en compagnie d’autres acteurs pertinents :

services de la ville,

entreprise traditionnelles et d’insertion,

milieu associatif, etc. 

Les autres collectivités territoriales doivent y être associées : Plaine Commune évidemment, mais toutes les autres villes éventuellement intéressées par ce type d’outil.

La Maison des solidarités sera la structure d’accueil du futur Conseil. Nous souhaitons ainsi que celle-ci se développe et y prenne toute sa place. Au delà de sa mission actuelle de soutien aux habitants, elle doit devenir un véritable centre de ressources de l’économie sociale et solidaire.

Pour conclure, comme me l’a dit récemment un jeune d’Auber au cours d’une discussion sur les représentations et les préjugés en œuvre dans le processus des discriminations: «  Il faut changer le disque dur ».

Je suis sure que ce conseil y contribuera et permettra de défricher de nouveaux espaces de solidarité qui ,à terme je le souhaite, seront soutenus par des moyens appropriés : la création d’un service et une ligne budgétaire dédiée.

Je vous remercie encore et vous invite à prolonger cette  journée par la soirée de gala donnée par le festival international « génération court », à l’espace Fraternité à partir de 20h. Nous pourrons y applaudir le potentiel des jeunes d’Aubervilliers."

Partager cet article
Repost0

commentaires