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  • : Les Verts d' Aubervilliers
  • : Le Blog de Jean-François Monino, élu Maire Adjoint d'Aubervilliers, est là pour vous informer de son action dans les domaines aussi variés que l:'environnement, les transports, la sécurité, la prévention, la gestion des déchets et les relations internationnales
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  • Jean-François Monino
  • Maire adjoint à la Ville d'Aubervilliers aux travaux,à la Voirie.
Vice Président à Plaine Commune
Président de l'association Aubervilliers Environnement - Aubervilliers Ecologie.
  • Maire adjoint à la Ville d'Aubervilliers aux travaux,à la Voirie. Vice Président à Plaine Commune Président de l'association Aubervilliers Environnement - Aubervilliers Ecologie.

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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 14:46

Intervention de Sylvain Ros, élu Vert d'Aubervilliers, vice-président de plaine Commune en charge des déchets, du tri et du recyclage, au Comité citoyen pour l’élaboration du Plan Climat:

 

Saint-Denis le 7/04/2009

 

L'estimation du tonnage des déchets ménagers et assimilés pour l'année 2009 sur le territoire de Plaine commune est de 158 000 tonnes pour une population de 330 000 habitants; soit 478kilos par an et par habitant. La plus part de nos déchets finissent dans un incinérateur, moins de 10 % des déchets sont recyclés sur Plaine commune. La moyenne pour l'Île-de-France est de 453kilos (la moyenne pour la France est de 360 kilos), avec un taux de recyclage de 14 à 16 % en Ile-de-France.

 

Plus on doit collecter, transporter et incinérer de déchets et plus nous rejetons de gaz à effet de serre; alors que dans le même temps, nous appauvrissons les énergies fossiles en gaspillant des matières premières. Bref, nous polluons ! C’est pourquoi la gestion des déchets est de plus en plus intégrée dans les plans climat ou les agendas 21.

 

Nos poubelles sont des icebergs. Nous voyons bien ce que nous jetons : un emballage, un vieil appareil ou un reste de repas. Mais toute l'énergie qu'il a fallu consommer pour produire et acheminer ces biens, tous les déchets que cela a générés, toutes les matières et toutes les eaux utilisées, nous ne les voyons pas. C'est la partie immergée de nos déchets.

 

Nos déchets portent aussi en eux les nuisances générées pour qu'ils soient produits et distribués. Par exemple, il ne suffit pas de mesurer les rejets de gaz à effet de serre émis par un véhicule ou une cheminée. Il faut également prendre en compte les gaz émis lors de la fabrication et de l'acheminement des produits qui sont utilisés. C'est ce que fait par exemple, le bilan carbone.

 

Si on rajoute le mode de traitement de nos déchets par incinération et le transport par camion,   la production de gaz à effet de serre augmente et se cumule au bilan carbone.

 

Une politique de réduction à la source des déchets doit et peut être mise en œuvre. C'est le sens du programme communautaire de prévention des déchets en cours d’élaboration avec le Sitom93 et l’ADEME.

 

Le premier acteur de la réduction à la source des déchets est bien entendu le producteur, mais le consommateur a plus souvent qu'on ne le pense lui-même la possibilité de choisir une consommation sans déchets. L'exemple le plus évident, peut-être le plus médiatique ces dernières années, est la consommation d'eau à boire. En Île-de-France, l’eau du robinet offre une qualité minérale et sanitaire tout à fait analogue à l'eau en bouteille. Les tests en aveugle régulièrement réalisés ne permettent d'ailleurs pas de faire la différence entre le goût de l'eau en bouteille des principales marques et le goût de l'eau courante de l'agglomération parisienne. Une personne qui consomme ainsi de l'eau courante au lieu de l'eau en bouteille évite la production d'environ 10 kilos de déchets plastiques par an. Il est également possible de choisir des emballages de plus grande contenance à base de matières recyclables, éco conçues avec moins d'emballage (produits concentrés, éco rechargeables), qui peuvent souvent entraîner des économies de l’ordre de 40 à 50 euros par mois et par ménage.

 

En ce qui concerne les déchets verts et fermentescibles, on doit les recycler le plus et le mieux possible en tant que matière organique destinée à retourner vers les sols agricoles.

Le compostage autonome de proximité (individuel ou à l’échelle d’immeubles, de quartiers) doit être privilégié et promu partout où c’est possible.

 

Mon ambition personnelle va au-delà du Grenelle de l'environnement qui prévoit une réduction des déchets de 25 kilos par habitant en 5 ans. Je propose de multiplier par 3 le pourcentage de tri des déchets sur le territoire de Plaine Commune. Pour finir je travaille à la création d’une ressourcerie pour prolonger la durée de vie des objets jetés, qui ne seront plus des déchets.

 

En conclusion, je tiens à rappeler que le déchet le plus économique et écologique est le déchet non produit.


Sylvain Ros,

 

Vice-président en charge des déchets,

 

du tri et du recyclage

 

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