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  • : Les Verts d' Aubervilliers
  • : Le Blog de Jean-François Monino, élu Maire Adjoint d'Aubervilliers, est là pour vous informer de son action dans les domaines aussi variés que l:'environnement, les transports, la sécurité, la prévention, la gestion des déchets et les relations internationnales
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  • Jean-François Monino
  • Maire adjoint à la Ville d'Aubervilliers aux travaux,à la Voirie.
Vice Président à Plaine Commune
Président de l'association Aubervilliers Environnement - Aubervilliers Ecologie.
  • Maire adjoint à la Ville d'Aubervilliers aux travaux,à la Voirie. Vice Président à Plaine Commune Président de l'association Aubervilliers Environnement - Aubervilliers Ecologie.

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 11:18

C’est un sérieux accroc porté aux relations entre le gouvernement et son allié écologiste. Le groupe Europe Ecologie-Les Verts de l’Assemblée nationale avait déposé une proposition de loi visant à faire « appliquer le principe de précaution aux risques résultant des ondes électromagnétiques ». Le mot « risques » était de trop.

Le texte avait été sérieusement amendé en commission, si bien qu’au final les députés écologistes savaient que leur loi serait retoquée, mais ils se disaient qu’« au moins le débat aura eu lieu ». Eh bien ils étaient encore trop optimistes. A la demande du gouvernement, le groupe socialiste fera voter dans la soirée un renvoi en commission, a-t-on appris jeudi en milieu d’après-midi.

« C’est la pire des procédures », estime le coprésident du groupe EELV François de Rugy, qui précise que « ce n’est jamais arrivé au sein d’une majorité ». « Un traquenard, une façon pour le gouvernement de ne pas prendre ses responsabilités », renchérit le vice-président de l’Assemblée nationale Denis Baupin, « très furieux ».

Ce rejet pur et simple est destiné officiellement à prendre le temps de retravailler, et surtout à éviter de donner aux opérateurs et à leurs clients un signal négatif à l’heure où est lancée la quatrième génération de téléphonie mobile (4G) et ses nouvelles antennes.

 

 

« Peurs irrationnelles » selon Fleur Pellerin

Fleur Pellerin, la ministre déléguée à l’Economie numérique, avait donné le tonà la radio quelques jours plus tôt : elle avait assuré qu’elle « veillerait » à ce que la loi : « n’inscrive dans le dur des choses qui correspondent à des peurs un peu irrationnelles, et qui consisterait à donner un poids juridique à la dangerosité des ondes radioélectriques alors que cette dangerosité n’est pas scientifiquement étayée ».

Le fait que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) les juge « peut-être cancérigènes » ne suffit pas à ses yeux à appliquer le principe de précaution. Ces mots de la ministre ont rappelé à Denis Baupin de « mauvais souvenirs », et il est allé chercher dans sa mémoire pourquoi :

« C’est un terme qu’a utilisé Allègre sur l’amiante, Charasse sur le Médiator, Sarkozy sur le nucléaire. Quand des gens ont alerté sur ces risques, ils avaient raison. »

Janine le Calvez, président de l’association Priartém, qui milite pour une réglementation sur les antennes relais, répond à Fleur Pellerin qu’elle est « dans un soutien irrationnel aux opérateurs ».

 

 

Le retour de l’oreillette ?

La députée européenne écologiste Michèle Rivasi voit dans cette manœuvre du gouvernement « un moyen de montrer le tout-pouvoir de l’exécutif » et demande : « mais alors le Parlement ne sert à rien ? ». Elle trouve déjà significatif que ce soit la ministre de l’Economie numérique et non celle de la Santé qui soit mandatée par le gouvernement pour s’exprimer sur un sujet sanitaire.

Mais elle remarque que les élus sont divisés, y compris au sein du PS : « L’un des avantages du cumul des mandats, c’est qu’il y a des élus locaux qui sont sensibles au sujet », précise la fondatrice du Centre de recherche et d’information indépendant sur les rayonnements électroMagnétiques non ionisants (Criirem).

Restera de ce non-débat, comme l’a suggéré Fleur Pellerin, une campagne de communication pour encourager l’usage du kit mains libres. Une idée qu’avait lancée Corinne Lepage sur Rue89, sauf que l’ancienne ministre de l’Environnement parlait d’imposer l’oreillette, non de la conseiller.
Sophie Caillat | Journaliste Rue89
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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 15:00

 

Suite à la parution de l’étude toxicologique du Professeur Séralini qui démontre que les OGM représentent un danger pour la santé, José Bové demande solennellement à la Commission européenne de suspendre les autorisations de mise en culture déjà accordées en Europe.

 

 

Pour l’eurodéputé EELV, les agences nationales et européennes de sécurité alimentaire doivent impérativement réaliser de nouvelles études financées par des fonds publics.

 

 

La première étude toxicologique réalisée par le Professeur Séralini de l’Université de Caen (France) sur un échantillon significatif de 200 rats montre une surmortalité inquiétante des animaux nourris avec des OGM sur une longue durée (2 ans). Elle souligne en particulier que les études réalisées jusqu’à présent sur une durée de 3 mois sur de faibles échantillons n’étaient pas en mesure de faire apparaître cette surmortalité.

 

Pour José Bové, vice-président de la commission Agriculture et du Développement Rural au Parlement européen :

« Nous nous battons depuis 1996 pour la réalisation de véritables études toxicologiques sur la dangerosité des OGM pour l’alimentation humaine et animale. Cette étude montre enfin que nous avons raison et qu’il est urgent de revoir rapidement tous les processus d’évaluation des OGM. Les données fournies par Monsanto et les autres multinationales sont tout simplement biaisées et ne reposent pas sur des travaux scientifiques sérieux et fiables. Les agences nationales et européennes de sécurité alimentaire doivent réaliser de nouvelles études financées par des fonds publics pour garantir aux consommateurs européens une alimentation saine.

 

Par conséquent, je demande solennellement au Commissaire européen John Dalli, chargé de la protection des consommateurs européens, de suspendre immédiatement les autorisations de mise en culture accordées à la variété de maïs MON 810 de Monsanto et à la pomme de terre Amflora de BASF, ainsi que les autorisations d’importer du maïs et soja transgénique. »

 

EELV

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 08:21

Communiqué de presse du 15 septembre de Greenpeace

 

C’est une étape qui a été franchie ces deux derniers jours … Mais force est de constater que l’on est quand même loin du changement de société annoncé.

 

Ces discussions ont esquissé une méthode de concertation intéressante sur certaines questions (et notamment sur l’organisation future du débat sur l’énergie) . Mais le format ne permet pas l’échange, car avec le nombre d’acteurs présents, le temps de parole est réduit. Chaque représentant prend donc la parole pour avancer ses pions et campe sur ses positions. Le résultat se révèle donc être souvent une liste de doléances.

 

Le débat sur l’énergie représente le véritable enjeu et permettra peut-être la place d’une réelle concertation, d’un débat transparent, démocratique, décentralisé. C’est un enjeu majeur, et on l’attend depuis quelques dizaines d’années !

 

Retour sur les principaux points saillants de cette première conférence.

 

 

Le discours du Président : subtil et ambigu

 

On peut saluer, dans le discours d’ouverture prononcé par François Hollande une ambition affichée et marquée, des rappels essentiels, et un volontarisme dans le ton.

 

On attendait des gages et des signaux positifs : mais au final, peu de choses à retenir, malgré les applaudissements nourris . Les médias en ont retenu quelques annonces iconiques et symboliques, notamment sur les hydrocarbures de schiste et le nucléaire. Mais qui ne sont en fait que des confirmations de promesses de campagne.

 

Des engagements plutôt clairs ont été pris, par exemple, l’ambition sur les logements – 1 millions par an . C’est une promesse importante : mais rappelons que Jean-Louis Borloo avait pour objectif 400 000 logements par an et qu’à ce jour l’objectif est très, très loin d’être atteint… C’est donc sur les actes et les résultats que l’on jugera.

 

Notons également qu’en fin d’après-midi, Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif prouvait l’ambiguïté du message présidentiel en annonçant que le débat sur les hydrocarbures de schiste n’en était qu’à son début. Manœuvre ou maladresse ?

 

 

Le déroulement des tables rondes : que peut-il en sortir ?

 

Concernant les tables rondes, l’intention est certes louable mais l’exercice s’est révélé difficile. Chacun pousse ses pions et défend ses positions dans une succession de prises de position.

 

La première chose qui interpelle, c’est que les deux ministres, Arnaud Montebourg et Delphine Batho jouent chacun leur partition sans jamais s’accorder. Environnement et redressement productif cheminent côte à côte s’en jamais s’engager dans une voie commune. Plus encore, Arnaud Montebourg continue d’opposer dans son propos redressement productif et transition écologique ! Résultat, si les deux ministres ne parviennent pas à faire le lien entre l’économie et l’écologie, il y a peu de chances que les parties prenantes y parviennent.

 

Relevons un point positif : la question du déroulement du futur débat sur l’énergie. C’était un des points essentiels à l’agenda de la table ronde sur l’énergie. Et c’est un point qui avance et où les échanges ont été riches.

 

 

Enfin, les mesures annoncées en clôture par le Premier ministre

 

Sur le nucléaire :

Sur Fessenheim, l’annonce fait la une. Mais le Premier ministre, comme François Hollande, n’a fait que préciser la date de l’application d’une de ces promesses de campagne. Ce n’est qu’une confirmation. Annoncée depuis des mois “avant 2017″ cette fermeture pourrait être effective bien plus vite, et notamment avant de démarrer les travaux titanesques demandés par l’ASN !

Ces travaux ne doivent pas avoir lieu. Si la centrale présente des problèmes de sûreté, il faut la fermer !

 

De plus, le Président a réaffirmé son objectif de réduire de 75 à 50% la part du nucléaire d’ici à 2025. Rien de neuf donc, et une équation qui ne tient toujours pas !

C’est mathématique : si on ferme Fessenheim et qu’on lance l’EPR de Flamanville la même année, on ne peut pas parler de réduction de la part du nucléaire ! Il faudra décider la fermeture d’autres centrales.

 

Sur les hydrocarbures de schiste, annonce apparemment spectaculaire s’il en est, il annonce le rejet de 7 demandes de permis d’exploration d’hydrocarbure de schiste et affirme son opposition à la fracturation hydraulique durant le quinquennat.


Mais ici encore, l’exécutif s’est borné à appliquer de manière rigoureuse la loi votée en 2011 par l’UMP et approuvée par le PS, qui rejette la méthode de la fracturation hydraulique. Son discours était subtile sur le ce point : il n’a pas fermé la porte aux gaz de schiste, il ne l’a juste pour l’heure pas rouverte ! On regrette donc que le président se borne au débat autour de la technique d’extraction. La vraie transition énergétique ne passera pas par la recherche de nouvelles sources fossiles.

 

Concernant les objectifs annoncés sur les émissions de gaz à effets de serre et le moratoire sur les agro-carburants de première génération, les mesures sont un alignement sur la feuille de route européenne, la France suit donc ses engagements.

 

Le cadre esquissé est donc intéressant. Mais nous ne sommes pas “rassurés”, et nous resterons vigilants sur la mise en adéquation de la loi et des budgets avec les objectifs annoncés.

 

Greenpeace

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 15:12

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 14:16
Après une concertation du Syndicat intercommunal de traitement des ordures ménagères (Syctom) quasi nulle en 2010, lors de l'enquête publique, le projet de l'usine de méthanisation à Romainville continue de préoccuper les habitants. L'article de novembre Méthanisation à Romainville : une pétition de la peur faisait le point et répondait à un certain nombre de questions sur le projet de l'usine de méthanisation à Romainville dans le quartier du Bas-Pays : utilité de la méthanisation, localisation en zone urbaine, risques d'explosion et d'incendie, diminution du trafic routier, impact paysager, nuisances olfactives, valorisation des digestats issus de la méthanisation... Depuis, un débat local a eu lieu le 12 décembre salle Jacques Brel à l'initiative du groupe Europe Ecologie Les Verts de Romainville. Le 1er février dernier, c'était enfin le Syctom, porteur du projet, et Est Ensemble, la communauté d'agglomération récemment dépositaire de la compétence « collecte des déchets », qui organisaient une réunion publique au Palais des Fêtes de Romainville, tant attendue que certaines personnes n'ont pu rentrer faute de place. La mission de service public du SYCTOM est de traiter les 300 000 t de déchets produits chaque année par les 900 000 habitants du « bassin versant » correspondant (le XIXe arrondissement parisien et 22 communes de Seine-Saint-Denis), et l’obligation de mettre fin à la mise en décharge, de limiter l’incinération et de recycler les déchets organiques. Un moratoire d'au moins 6 mois a été demandé par plusieurs élus, afin de rattraper la concertation avec les citoyens ratée en 2009/2010 - le Syctom n'a pas expliqué pourquoi concertation et enquête publique de 2010 n'ont pu se dérouler comme à Ivry, où la reconstruction d'une usine du Syctom avait donné lieu à 2 ans de débats publics avec cahiers d'acteurs où toutes les associations locales avaient pu s'exprimer. La commission nationale du débat public sera enfin également saisie afin de procéder à une large consultation – c'est bien là le minimum qu'on puisse attendre, à défaut d'une réelle co-construction du projet avec les habitants concernés. Par ailleurs, des ateliers seront ouverts aux habitants sur la thématique « Que faire de nos déchets ? ». Une permanence d’information sera ensuite installée sur le site actuel avant la signature d’une charte intercommunale de qualité environnementale. Concernant la présence d'une usine de méthanisation en zone urbaine dense, l'expérience de la gestion des biodéchets des ménages par la Communauté Urbaine de Lille Métropole a été rapportée. Depuis 2007, 550 000 habitants sont équipés de bacs cloisonnés pour la collecte des déchets résiduels/biodéchets, et jusqu'à 108 000 Tonnes peuvent être traitées par le Centre de Valorisation Organique de Sequedin sans problème d'odeurs. Néanmoins il apparaît clairement que le dimensionnement du projet romainvillois à 322 500T est largement au dessus des installations actuelles en France, et cette taille d'équipement peut être interrogée. Pour autant, il n'apparaît pas sur-dimensionné au regard des déchets à traiter de la population du « bassin versant » et en complément de l'usine du Blanc-Mesnil. Quant aux transports, si le trafic routier devrait diminuer de 13 000 camions/an par rapport à aujourd'hui, la coulée verte piétonne et cyclable du bord du canal de l’Ourcq serait interrompue cinq jours sur sept dans la journée par un contournement du futur port fluvial en fonctionnement, ce qui est un peu contradictoire avec le développement mis en place par les villes autour du canal. Sur la qualité du digestat qui pourrait être issu de l'usine en projet à Romainville, des interrogations subsistent : il pourrait difficilement prétendre au nom de compost, au regard des normes européennes à venir, et des nécessités de fertilisation agricole de ses utilisateurs potentiels, les agriculteurs de l'Eure où serait stocké et commercialisé le compost. Il apparaît donc intéressant d'envisager de développer 2 filières au sein de l'usine (qui comprend 2 chaînes de tri indépendantes, avec au bout, 3 digesteurs pour chacune). L'une déjà prévue utilisant le Tri Mécano-Biologique (TMB),séparant lespolluants ultimes que nous mélangeons à nos déchets organiques (une aberration française qui pollue les décharges ou produit des fumées très toxiques en incinérateur). On peut alors utiliser la biomasse triée de ces polluants pour produire du biogaz. Le digestat ultime produit, d'un tonnage divisé par deux par la méthanisation, ne pourra pas être commercialisé comme compost s'il n'est pas de qualité suffisante, et sera mis en décharge (moins de pollution des sols) ou incinéré comme Combustibles Solides de Récupération(CSR) avec une augmentation de 15 à 30 % du rendement énergétique produit. L'autre méthaniserait des bio-déchets : épluchures de légumes, déchets alimentaires, déchets de jardins...) déjà triés en amont pour produire du compost. Deux « gisements » de ces déchets existent sur le territoire : ceux des gros producteurs, entreprises ou collectivités, qui devraient alimenter l'usine de méthanisation de Blanc-Mesnil, dans le même « bassin versant ». Reste l'autre gisement, celui des bio-déchets des habitants, pour l'instant jetés dans la poubelle « grise » des ordures ménagères. Une collecte sélective supplémentaire de ceux-ci, impliquant en amont la population et mettant en place des protocoles simples en ce sens, peut espérer 10% du tonnage actuel, autour de 30 000 tonnes, à condition de mettre des récipients adaptés et de révolutionner le mode de collecte de ces déchets. C'est peu au regard des efforts de tri que devra faire chaque habitant et des efforts financiers nécessaires par les collectivités territoriales pour mettre en place une telle collecte sélective. Mais ce serait beaucoup pour la qualité de la chaîne à reconstituer – du consommateur-producteur d'ordures au consommateur de compost-producteur de nourriture. Le Syctom a annoncé un nouvel audit incluant les conclusions de l'audit précédent commandé par l'association ARIVEM, et réalisé par un cabinet d’expertise indépendant reconnu. Il pourrait s'accompagner du lancement d’une étude sur les gisements de biodéchets et la faisabilité d’une collecte séparative des déchets organiques par l’agglomération Est Ensemble, décisionnaire en la matière. Quant au biogaz généré par la méthanisation, 2 solutions sont envisagées et toujours possibles : la production d'électricité et de chaleur via une centrale de cogénération, ou la production de biométhane et son injection dans le réseau de GRDF qui y est prêt.
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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 14:40

Tedjini-Michel Maiza est maire-adjoint à l'écologie urbaine de la ville d'Aubervilliers (Seine-Saint-Denis).

Il nous raconte de quelle manière se décline remarquablement l'opération « Laissons pousser ! » sur cette commune. Et comment cette initiative trouve un écho particulier dans le passé horticole et maraîcher d’Aubervilliers.


La vocation potagère de cette ville, favorisée par la proximité de Paris, a en effet été célèbre jusqu'au XIXème siècle et immortalisée par le proverbe Chou pour chou, Aubervilliers vaut bien Paris.

 

 

 Comment avez-vous eu connaissance de l’opération « Laissons pousser ! » ?

« C'était en 2010, année officielle de la biodiversité, grâce à l’Agence Régionale pour la Nature et la Biodiversité en Île de France (Natureparif), agence qui soutient cette opération. »

 

S’inscrit-elle dans un projet « durable » plus global pour la ville d’Aubervilliers ?

« Oui, un sachet, un coin de terre, un pot, une jardinière ! On sème et le tour est joué. Par ce simple geste, nous montrons qu’il est possible de tourner la page de l’ère industrielle que la ville a connue et dont elle porte encore les stigmates : pollution des sols, friches industrielles…
Le projet durable de la municipalité est de réintroduire la biodiversité dans la ville et de faire revivre, en quelque sorte, le passé maraîcher du territoire qui pendant trois siècles nourrissait la ville de Paris. Il s'articule autour de nombreuses initiatives :


- Aménagement des berges du canal,
- Installation d’un rucher,
- Inscription de la ville dans le programme national « Abeille, sentinelle de l’environnement»,
- Ouverture de jardins partagés (huit déjà en fonctionnement, et quatre en projet),
- Mise à disposition de composteurs,
- Étude sur la place de l’animal (non domestique) en ville,
- Dispositif de vélos en libre-service,
- Projets de façades végétalisées,
- Adoption d'un « Agenda 21 »,
- Mise en avant des énergies renouvelables.


La ville d'Aubervilliers s’engage ainsi dans des voies innovantes pour que le « B » de banlieue rime moins avec le « B » de béton et davantage avec le « B » de biodiversité ! »

 

Comment s’est concrétisée cette opération à Aubervilliers ? Quelles en ont été les différentes étapes ?

« Nous souhaitons inciter tous les habitants à participer à cette initiative pour réintroduire la biodiversité en ville. Pour la première édition, des groupes d’enfants d’un centre de loisirs ont assisté à la mise en godets de semences que nous avions fait pousser dans les serres municipales. Les enfants ont peint et décoré les pots au centre de loisirs. Le jour de l’opération, ils ont semé, avec leurs animateurs, des graines dans des jardinières de rue et distribué les pots et les sachets de semences dans le quartier le plus dense de la ville.

L’office HLM de la ville (partenaire de l’opération) a distribué des sachets de graines à tous ses locataires. Enfin, une distribution massive a été mise en place le jour du marché.

Pour la seconde édition, 5.000 sachets de graines ont été mis à disposition dans les salles de quartier et un millier de fleurs poussées en godet dans les serres de la commune ont été distribuées. Par ailleurs, nous avons choisi le thème du « fleurissement des pieds d’arbres », trop souvent malmenés dans nos villes. Les pieds d’arbres de la rue du Moutier, préalablement préparés par les jardiniers de l’unité territoriale des Espaces verts, ont reçu leurs graines des mains des commerçants et du collectif d’habitants du centre-ville, qui préfèrent y voir fleurir marguerites, trèfles et pissenlits plutôt que mégots et crottes de chien !

Avec les commerçants, nous avons organisé un « Happening » un samedi toute la journée :


- Trio de jazz en terrasse de café,
- Atelier de peinture avec des enfants, animé par une artiste peintre du quartier,
- Numéro de clown prestidigitateur,
- Fleurissement de quatre pieds d’arbres avec des enfants du quartier pour clore la journée.

Peintures et photos prises lors de cette manifestation ont ensuite été exposées à l'automne et une distribution de graines germées a été suivie d’un verre de l’amitié. »

 

Quels sont les objectifs du projet ?

« Sensibiliser le plus grand nombre d’habitants de la ville et développer les initiatives participatives. Avec l’opération « Laissons pousser ! », il y a une symbolique forte, on sème pour l’avenir, et une dimension de démocratie participative que nous sommes heureux de mettre en œuvre. »

 

Avez-vous partagé cette expérience avec d’autres communes ?

« Oui, avec la ville de Bagneux par exemple, avec laquelle des échanges se sont créés entre associations de jardiniers ou de jardins partagés.

Nous avons aussi partagé cette expérience avec les arrondissements parisiens les plus proches d'Aubervilliers. »

 

 

Tedjni-Michel Maïza pour semencemag.fr

 

http://www.semencemag.fr/entretien-maiza-biodiversite-ville.html

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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 14:30

Laissons pousser les fleurs entre les pavés !
Tel est le slogan bucolique d'une initiative qui encourage les citoyens à réintroduire de la nature dans les faubourgs et à prendre la main sur la biodiversité dans les villes.

L’association Laissons pousser !, soutenue par Natureparif (Agence régionale pour la nature et la biodiversité en Ile-de-France), est à l'origine de cette large invitation à semer graminées et fleurs sauvages, pour reverdir ensemble la cité.

Une reconquête végétale et participative

Selon un sondage Unep-Ipsos, 70% des français estiment qu’il n’y a pas assez de végétation dans les villes. Une écrasante majorité d'entre eux jugent en effet que le contact avec la végétation est un élément crucial au quotidien. En Ile-de-France, une personne sur trois regrette de ne pas avoir assez de liens avec la nature et les jardins. Le spectacle des fleurs, sans oublier leurs précieux pollinisateurs, est un plaisir pour les sens, et le jardinage collectif favorise par ailleurs rencontres, partages, discussions et lien social.

Avec Laissons Pousser ! , fleurs sauvages et herbes folles conquièrent les espaces urbains « trop propres » ou au contraire délaissés. Myosotis, coquelicots, violettes, fétuques et pimprenelles se mettent joliment en scène sur les balcons, dans les massifs ou le long des trottoirs. « L'objectif de l'opération, explique Emmanuelle Vibert, qui en est la co-responsable, est de favoriser la diversité et d'encourager les habitants à agir. Le végétal en ville est une thématique qui a le vent en poupe et nous souhaitions voir les voisins investir ensemble l'espace public ».

Les collectivités jouent le jeu

De nombreuses collectivités sont de la partie, au coeur de zones urbaines comme Asnières-sur-Seine, Aubervilliers, Paris, Nanterre ou Suresnes, mais aussi de zones rurales comme le Parc naturel régional du Gâtinais français. Chaque collectivité partenaire distribue des sachets de graines « balcons et jardinières » et « pleine terre » et organise à son idée les plantations. Ronds-points, rebords des fenêtres, squares et terrains vagues deviennent alors la cible privilégiée des semeurs.

 
Dans chaque ville, la règle du jeu est différente. Certaines confient la mission aux écoles, d’autres choisissent de fleurir intégralement certaines rues, d’autres encore mettent à disposition des lieux plus singuliers. A Asnières, des riverains volontaires revégétalisent certains espaces totalement minéralisés. A Nanterre, des milliers de sachets de graines sont distribués lors de permanences organisées sur les sites municipaux. A Viry-Chatillon, les habitants prennent le contrôle botanique des trottoirs. A Paris 20ème, un « commando » refleurit le jardin de Belleville. A Pantin, une « balade plantée » est organisée. Dans le Parc naturel du Gâtinais français, des centaines d'écoliers viendront prêter main forte aux spécialistes des espaces verts pour semer les graines de Laissons Pousser !.

Recréer de petits écosystèmes dans la ville

Les nombreuses espèces présentes dans les deux sachets ont été sélectionnées par un comité technique de naturalistes, membres de plusieurs associations : Natureparif, Maison de l'Environnement de Seine-et-Marne, Office Pour les Insectes et leur Environnement, et Noé Conservation. Ils les ont choisies parmi la flore locale, pour leur caractère sauvage et leur pouvoir nectarifère, et en prenant bien soin d’éviter les espèces invasives.

L’introduction de ces fleurs et graminées facilite en particulier la circulation de la faune dans les villes, recréant de-ci de-là de petits écosystèmes. Laissons-pousser ! invite ainsi ses semeurs à participer aux campagnes de sciences participatives comme le SPIPOLL mené par l'OPIE, et les opérations « Papillons & Jardin » et « Escargot » menées par Noé Conservation. A Nanterre, les experts de la ville donnent des conseils pour fabriquer des refuges pour les insectes.

Dans la plupart des collectivités inscrites dans cette campagne, les ruches s'installent. A Paris, elles sont plusieurs centaines. A Nanterre, le miel sert de baromètre à la qualité de l'air. A Conflans-Sainte-Honorine, elles sont installées dans un jardin d'insertion membre du réseau Cocagne et producteur de légumes biologiques.

Porter un nouveau regard

La biodiversité n’est pas seulement une affaire de grands espaces naturels, de forêts ou d’océans. Cette opération est un moyen de (re)découvrir la nature de façon ludique et de porter un nouveau regard sur les « mauvaises herbes ».

Cette compréhension et cette acceptation du « désordre » sont nécessaires pour le succès des modes de gestion écologique des espaces verts, qui prônent par exemple la réduction de la lutte chimique, le mélange des espèces et la fauche tardive.

Ces pratiques plus durables impliquent un retour des herbes folles au pied des arbres et des touffes de fleurs sur les ronds-points, au grand plaisir des abeilles, des papillons et des oiseaux. « C'est enthousiasmant de voir toutes les réactions que l'opération suscite, conclut la co-responsable, le jardinage rend les gens heureux. Ces expériences sont poétiques. Elles créent du lien, embellissent la vie et valorisent le travail des espaces verts ».

 

http://www.semencemag.fr

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 10:53

Et de douze ! Première ville du département à avoir installé des ruchers dans le cadre du projet « Abeilles, sentinelles de l’environnement » mené par l’Union Nationale de l’Apiculture Française depuis 2005, Aubervilliers a accueilli mardi 6 septembre six nouvelles ruches sur… le toit du Millénaire.

 

« Nous sommes le premier centre commercial à faire le buzz en accueillant des abeilles ! », s’est réjoui Didier Ribière, directeur du Millénaire, lors de la conférence de presse de ce mardi 6 septembre qui a précédé l’installation des ruches sur le toit de l’édifice.

 

Conscients de leur rôle essentiel dans notre éco-système, les deux propriétaires du centre, Klépierre et Icade, ont, à l’instar de la ville, signé une charte avec l’UNAF. Ce sont les mêmes apicultrices qui s’occuperont des abeilles du Millénaire et qui viendront relever avant l’été la première récolte. On l’espère aussi généreuse que les trois premières produites entre juin et août par les ruches du Point Vert, face à l’école Anne Sylvestre : 360 kg de nectar, qui plus est de qualité.

 

Le miel des Vertus a en effet reçu la médaille d’argent d’Ile-de-France. Henri Clément, porte parole de l’Unaf a rappelé le message à faire passer : les abeilles assurent 2/3 de la biodiversité et 35 % des ressources alimentaires disparaitraient sans leur action de pollinisation. « Sans elles, plus de confitures, de jus de fruit, ni de café au petit déjeuner ! Pas même du lait ou du beurre, puisque les vaches ont besoin de fourrage… ».

 

 Jacques Salvator, le maire d’Aubervilliers, s’est félicité de la visibilité que ces hôtes discrètes offraient à la ville, à travers plusieurs échos sur ces abeilles urbaines dans les médias et notamment dans le documentaire de Sylvie Chabas « Les secrets de la ruche », tourné en partie lors des premières journées Api-Days à Aubervilliers le 18 juin dernier et diffusé sur France 5 dimanche 4 septembre.

 

source : http://www.aubervilliers.fr/actu89842.html

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 08:25

Le  nord de la Seine-et-Marne et la Seine Saint-Denis comptent parmi les zones les plus impactées d'Ile-de-France par les nuisances occasionnées par la gestion des déchets et les pollutions diverses.


 

Un site radioactif au Fort de  Vaujours (Courtry/Vaujours)


Ainsi, il est désormais confirmé que le Fort   de vaujours ancienne propriété du commissariat à l'Énergie Atomique (CEA), situé entre  Vaujours (93) et Courtry (77), présente un taux de radioactivité largement supérieur à la normale.

Cela incite à penser que les
résidus radioactifs sont toujours là, contrairement aux affirmations selon lesquelles  la dépollution aurait été « parfaite ».
L’activité du CEA a bien laissé des traces !
Ce fait est d’autant plus regrettable qu’une partie des terrains
est prévue pour accueillir et développer des activités économiques : Placoplatre désire réaliser une carrière à ciel ouvert et la Communauté d’Agglomération Marne et Chantereine souhaite implanter une zone d’activités

 

Signalons qu'une carrière à ciel ouvert implique le déplacement sur 35 ha et sur 20 mètres d’épaisseur des couches de terres et de strates géologiques supérieures du site, puis l’éclatement des masses de gypses avec des explosifs !
En outre, une zone d’activité implique d'importants travaux pour construire des bâtiments et le remaniement de sols à proximité immédiate d’une carrière à ciel ouvert sur des sols contaminés.
Les risques sont multiples, les principaux étant la contamination des travailleurs et des populations par : l’inhalation de poussières radioactives, l’ingestion de matières et de denrées alimentaires contaminées et les expositions externes.

 

Il convient également d'ajouter les risques liés aux explosifs et à d'autres matériaux hautement toxiques qui ont souillé les sols du Fort de Vaujours.

 

 

Un stockage de terres contaminées à Villeparisis


A proximité de Villeparisis (77) sur le site de la décharge Sita,  est entreposé un stock de terres contaminées par des éléments radioactifs venues d’un ancien site industriel de Fertiladour à Bouceau (64).

Ces dépôts n'ont subi aucun contrôle, ces terres n’ont
 même pas été passées sous le portique de contrôle prévu à cet effet !

 


Au-delà de la nocivité engendrée par l’accumulation de ce type de déchets/ résidus dans un espace de territoire aussi réduit, c’est t

oute la gestion des déchets notamment  radioactifs qui doit être remise en cause.

 

 

 Lanceurs d’alerte, désireux de voir s’appliquer le principe de précaution concernant la radioactivité, nous vous invitons à participer le Lundi 27 juin à  17h 30 devant l'entrée du site-décharge sita / Villeparisis RD 84 ROUTE DE COURTRY à une  visite des sites "incriminées"(à peine 400 m entre les deux) suivi à 19h d'une conférence/débat  à Villeparisis SALLE BERNY 67 rue de ruze à coté  du gymnase aubertin près de la mairie.

 

 Cette visite et cette conférence/débat se tiendront en présence notamment de :

 

Sandrine Bélier Députée Européenne, ,Gérard Eripret Amis de la Terre 77, Julie Nouvion Conseillère régionale IDF/77, Jean Desessart Sénateur, Caroline Pinet Collectif Déchets 77, Jean Dey Vice président CG 77, Lisa Leclerc  L'effort de Vaujours ,Hélène Gassin Vice Présidente CR IDF(sous réserve),Jean François Baillon Vice Président CG 93, Jacques Kalkotourian ADBF ,Pierre Tarrieu Citoyen Villeparisis,Marie Texier réseau sortir du nucléaire...


 Contact Info : 

 

franckrolland@yahoo.fr       06 85 27 16 10  EELV 77

didier.delpeyrou@gmail.com    06 65 24 22 23    EELV 93

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 10:26
Lundi 25 avril, Europe Ecologie- Les Verts commémore le 25ème anniversaire du drame de Tchernobyl par une action de rue à 12h00 place des Abbesses. En 1986, il y a 25 ans, Tchernobyl explosait. Depuis rien n'a changé. Ou plutôt rien n'avait changé. Car un quart de siècle après le cataclysme ukrainien, la catastrophe de la centrale de Fukushima survenue le 11 mars dernier pourrait marquer la fin de cette énergie mortifère. Le drame japonais vient brusquement rappeler à celles et ceux qui l’avaient oublié et à celles et ceux qui voudraient nous faire croire le contraire, que le nucléaire ne sera jamais une industrie totalement maîtrisable. N’en déplaise aux tenants de l’atome, au premier rang desquels on retrouve la France, ses lobbies nucléocrates que sont EDF et AREVA et leur meilleur VRP Nicolas Sarkozy, l’opinion publique a aujourd’hui pleinement conscience de la dangerosité de cette énergie. En cette journée particulière, Europe Ecologie-Les Verts rappellent que Paris ne se situe qu’à une centaine de kilomètre d’une centrale nucléaire, celle de Nogent-sur-Seine, centrale qui a connu en 1999 et 2007 des incidents significatifs. Pour Europe Ecologie-Les Verts 18ème la commémoration du 25ème anniversaire de Tchernobyl est d’abord un hommage aux milliers de victimes du nucléaire civil, en Ukraine au Japon et partout dans le monde. Mais c’est aussi un moment particulier pour demander une nouvelle fois, la sortie du nucléaire et la transition vers un autre modèle énergétique. Les énergies renouvelables peuvent couvrir nos besoins en électricité. Combinées à une meilleure efficacité énergétique, et une sobriété nécessaire face à l'épuisement des ressources de notre planète, nous pourrons, tout à la fois, préserver le climat et se détourner de l'atome. En Europe, certains pays européens montrent déjà la voie. N’attendons plus : soyons actifs aujourd’hui pour ne pas être radioactifs demain !
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